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Exemple - Méthodes employées à Guissény (29) et Gâvres (56)

En fonction des sites, des méthodes sensiblement différentes peuvent être employées :

  • A Guissény (Cariolet et al., 2012), la méthode statique a été appliquée à partir du niveau extrême calculé par le Shom (5,15 m NGF) auquel est ajoutée une valeur d’élévation du plan d’eau de 0,8 m liée à la houle arrivant à la côte (set up). Le niveau exceptionnel de référence s’établit donc à 5,95 m. En ajoutant l’élévation future retenue pour 2100, soit 0,60 m, on obtient un niveau exceptionnel futur de 6,55 m.
  • Dans l'exemple de Gâvres, l’élaboration du PPRL repose sur une étude commandée à un bureau d’études néerlandais spécialisé en hydraulique (DHI) qui met en œuvre des méthodes de modélisation physique et de traitements statistiques (Peeters et al., 2009). Ce modèle estime le niveau d’eau exceptionnel à 3,46 m. Mais les observations réalisées lors de la tempête de 2008 montrent que la mer a atteint une hauteur de 3,65 NGF : c’est donc ce dernier niveau qui est retenu. On y ajoute les 0,60 m correspondant à l’élévation du niveau marin retenue pour 2100 pour évaluer le niveau futur exceptionnel à 4,06 m NGF.

Exemple de niveaux de référence adoptés pour l’élévation du plan d’eau à Guisseny (29)


 

Exemple de zones délimitées à Guisseny (29) en appliquant ces niveaux d’eau au MNT Litto3D

Un autre haut niveau d’eau est intéressant à estimer pour les submersions futures, dans un contexte de changement climatique et de remontée du niveau marin. Il s’agit du niveau atteint par les pleines mers de grandes marées (coefficient 95 ou supérieur) à l’horizon 2100. En définissant les submersions récurrentes, cette hauteur d’eau permet de planifier l’usage des sols en interdisant par exemple l’urbanisation dans les secteurs qui seraient submergés de façon récurrente (au moins une fois par an).