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Les sources potentielles et les informations qu’elles recèlent

Les archives orales

Il s’agit de la conservation de la mémoire d'un événement, souvent marquant, par les plus anciens habitants des lieux. Les « anciens » des communes gardent généralement la mémoire d’évènements marquants, même si les dates et les localisations initiales sont parfois approximatives et donc, à relocaliser. Certains ont pu en conserver des photographies ou garder, dans leurs vieux courriers, des traces de ces événements. Aucune méthode particulière de travail de collecte de cette information orale ne peut pour autant être proposée ici car elle est très dépendante des personnes. Dans certaines communes, des dépouillements d'archives municipales ont été également réalisées par des érudits ou passionnés. Certains de ces travaux ont été consignés sous forme de rapports destinés à être publiés.

Les archives écrites et iconographiques.

Il s’agit de sources très diversifiées, regroupées en différents sites : archives communales et départementales, bibliothèques municipales et universitaires, éventuellement archives et bibliothèques privées (non traitées dans ce guide). Les archives historiques les plus aisées à consulter et à interpréter correspondent aux documents les plus récents et, généralement, postérieurs au XVIIIe siècle. Les documents antérieurs nécessitent souvent une compétence en déchiffrage des écritures et en connaissance du vieux français ou du latin dans lesquels étaient écrits les textes anciens.

  • Les journaux : quotidiens et hebdomadaires régionaux et nationaux. Les principaux lieux de consultation de ces journaux sont : les sites administratifs des journaux eux-mêmes (une autorisation est cependant nécessaire la plupart du temps), les archives départementales, certaines bibliothèques (municipales, universitaires). Il s’agit là d'un travail de recherche que l'on peut, a priori, qualifier de « travail de bénédictin », tout au moins à ses débuts, car il suppose de consulter presque page par page les journaux successifs pour une période donnée. Cependant, dès lors que l'on dispose de quelques dates d'événements, la consultation est facilitée. Elle est d'autant mieux ciblée qu'il s'agit de s'intéresser à une commune ou aux quelques communes voisines du secteur littoral pour lequel est entrepris le travail de collecte de données.
  • Les archives municipales et départementales. Il s'agit ici des documents produits ou recueillis par les diverses administrations et collectivités locales. Ce sont les registres des délibérations municipales ou des intercommunalités consultables en mairie et l'ensemble des documents consultables aux archives des départements, notamment ceux regroupés dans les séries C (archives des administrations provinciales : intendance), S (archives des travaux publics ; transports) et W (archives publiques postérieures à 1940, correspondant, en particulier, aux documents provenant des Ponts et Chaussées, des Directions Départementales de l'Equipement, et des communes elles-mêmes.
  • Les archives spécialisées.Ces sources potentielles de données, conservées au sein de services territoriaux déconcentrés, d'administrations régionales ou départementales, peuvent aussi faire l'objet d'investigations.
    • Des archives généralement plus récentes (les deux dernières décennies par exemple) sont parfois conservées au sein même de certaines administrations avant leur reversement aux archives départementales ou nationales.
    • Des archives du Service Historique de la Défense, celles de la Marine en particulier, peuvent être riches d'informations du point de vue des aléas littoraux.
  • Les articles scientifiques, mémoires et rapports universitaires. Ces documents sont disponibles de différentes manières actuellement (versions papiers ou versions numériques dans les collections de revues spécialisées auxquelles sont abonnées les bibliothèques universitaires). Il est conseillé de prendre contact au préalable avec ces établissements pour connaître les conditions d'accès et de consultation ainsi que la disponibilité des documents, notamment pour les rapports et mémoires. Certaines de ces publications sont cependant accessibles en ligne. Il est possible aussi, une fois le(s) document(s) identifié(s) de contacter directement les auteurs pour leur demander une copie de leur(s) publication(s).

Les archives numériques.

Des sources numériques d'information apparaissent désormais progressivement. Elles peuvent également être consultées via internet. D'une manière générale, pour les fortes tempêtes de ces dernières années et pour les tempêtes récentes, la consultation d'internet permet de disposer d'un grand nombre de données photographiques et de vidéos de toute provenance. La qualité de cette information en termes de localisation géographique et de date peut être néanmoins sujette à des incertitudes. Elle nécessite souvent d'être confrontée à d'autres sources pour être validée.

  • Quotidiens numériques. Certains quotidiens ont entrepris de numériser leurs anciens numéros. Ces archives peuvent parfois être consultées gratuitement via internet. C'est le cas, par exemple, de l'ancêtre de l'actuel Ouest-France : Ouest Eclair. La recherche des informations est alors facilitée par l'utilisation de mots-clés tels que : tempête, coup de tabac, coup de vent, inondation, coup de mer, raz de marée, rafales, dégâts, dommages, avaries, dune, plage, enrochement.
  • Sources iconographiques et/ou textuellesElles peuvent être recherchées en fonction de la localité ou commune et/ou par mots-clés. Ce sont des sources d'information complémentaires non négligeables :
    • Site du Cartopole de Baud. Exemple : Le Conservatoire Régional de la Carte Postale, dont le fonds est constitué d'une collection de cartes postales anciennes de Bretagne.
    • Sites des inventaires régionaux du patrimoine : exemple pour la Bretagne
    • Certains sites d'amateurs de météorologie constituent aussi une source potentielle d'information. (exemple Météo Passion)
  • Articles scientifiques, mémoires et rapports universitaires. Une sélection de références à consulter peut, dans beaucoup de cas, être effectuée par consultation des bases de données en ligne. Exemples : thèses en ligne ; articles en ligne.